There he goes, after an all day long work
2013 - Crédits aux auteurs.

Agir, à son échelle

Black Mountains

Ces derniers jours, j’ai visionné l’audition sur le changement climatique de Jean-Marc Jancovici, à l’Assemblée nationale, menée par la commission sur le développement durable, qui a eu lieu le 6 février 2013.

À l’issue de l’exposé, difficile d’afficher un optimiste débordant. Puis en parcourant son site personnel, Manticore, j’ai lu une documentation intéressante sur le rôle de l’individu dans la lutte contre l’effet de serre et dans l’économie d’énergie.

Même si l’action isolée d’une seule personne paraît dérisoire, sa répétition au sein de toute une population peut avoir un impact significatif. Et l’homme est de surcroît un animal mimétique. L’effet d’entraînement compte. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit-on.

Donc, Jean-Marc Jancovici a réparti les efforts que chacun peut faire dans cinq catégories différentes, en fonction de la difficulté attendue. Ensuite, pour chaque effort, l’auteur a évalué son efficacité (de un à quatre) et son intérêt financier (idem). Les efforts les plus lourds à faire ne sont pas nécessairement les plus intéressants.

Par exemple, se passer d’un chien est une difficulté assez importante, mais cette décision n’aura qu’une portée limitée (bien que positive sur les éléments considérés). Diminuer notablement sa consommation de viande est en revanche un obstacle moins compliqué à franchir, mais dont les effets sont plus significatifs.

En la matière, l’État doit aussi agir. Les pouvoirs publics ont une responsabilité toute particulière dans la fixation du cap, dans l’incitation citoyenne voire dans l’application d’une certaine « contrainte ». La perspective d’une transition énergétique réussie dépend essentiellement d’un effort collectif. Donc aussi d’actes individuels.

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